28 février 2006
Tin-Hinan
Entre le ciel moutonneux, sans histoire et la cour agitée par la cacophonie d'une marmaille réjouissant de l'ombre de la palmeraie ; le bruissement des palmes se faisait tout discret. Une inhabituelle effervescence régnait sur le début de la matinée. Tin-Hinan était déjà partie puiser de l'eau, cette fois sa mère lui donna une gargoulette au lieu de la grande jarre. La puînée trouvait devant elle, deux autres jeunes filles, assises sur la margelle du puits et qui les salua gaiement. En tirant de l'eau, Tin-Hinan faisait de son mieux pour montrer son pendant d'oreille à ces filles. Et qui commençaient à rire par à-coup, lorsqu'elles virent son nouveau bijou. Curieuse, Tin-Hinan ne comprenait pas la raison de leur rire saccadé et ce sourire, qu'elle remarquait sur les visages de ceux et celles qui l'ont croisé à mi-chemin. Retournant chez elle, Tin-Hinan fut accueillie vivement par sa tante. A l'ordinaire, cette dernière s'occupait de carder la laine ou de tisser un nouveau tapis. En recevant la gargoulette, sa tante d'un pas hâtif l'a renversa ; sans se préoccuper de l'effort fait durant son long trajet. Sa tante, l'emmena à l'intérieure de la tente. Sans un mot, muette comme une tombe, elle demanda à trois jeunes femmes de s'occuper de la petite. Sur un joli tapis orné de croix d'Agadès et d'écoinçons, Tin-Hinan se mit au milieu des femmes. Lorsqu’une d'elles commençait à démêler ces cheveux en jade avec un peu de l'huile. Puis d'un beau tarallabt( un portefeuilles) en cuire, elle prit un peigne, la peigna et teint ses tresses avec un anneau en laiton décoré. Une autre après avoir nettoyé son visage, appliqua une poudre blanche. Elle épila ses sourcils, pinça ses joues et posa une couche de rouge à lèvre traditionnel sur sa bouche charnue. La troisième femme portait un joli coffret en bois peint. Rempli de bijoux: anneau de cheville, fibule orné de formes géométriques, bracelet en bronze et des pendants d'oreilles plus jolis que le premier. Tin-Hinan silencieuse se laissait guider et diriger par les trois femmes. Sous le regard attentif de sa tante, qui tenait sur ces bras une jolie robe multicolore. Après, lui avoir mis sa robe en satin bleu ciel et couvrir son buste avec un autre tissu rouge chatoyant. Les femmes, commencèrent à lui mettre ces bijoux. Tin-Hinan heureuse par la beauté de ses habits, cherchait sa mère. Afin, de comprendre la fin de cette affection si soudaine. Parée et pomponnée, les trois femmes laissaient Tin-Hinanà seule avec la compagnie de sa tante. Qui lui apportait un methered (couscoussier) plein et lui expliqua la raison de tout se remue-ménage. Et que Tahenkod le fils d'un chamelier a demandé sa main et son père était d'accord. Juste, il désirait savoir son avis. Tin-Hinan sage et souriante, acquiesça d'un simple signe de tête.
Commentaires
Poster un commentaire
Rétroliens
URL pour faire un rétrolien vers ce message :
http://www.canalblog.com/cf/fe/tb/?bid=113560&pid=1445520
Liens vers des weblogs qui référencent ce message :